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 I need you tonight [ Tatiana ]

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MessageSujet: I need you tonight [ Tatiana ]   Ven 10 Aoû - 12:31


« Je pense en avoir assez fait pour aujourd'hui. » Dis-je en m'étirant de tout mon long sur mon fauteuil en cuir. Je pousse une sorte de grognement suite à l'étirement de mes membres, puis je me redresse avant d'éteindre mon ordinateur portable. Je vérifie que tout est parfaitement en ordre – j'assume entièrement ma très grande passion pour le rangement – enfile ma veste et quitte le bureau. « Je te laisse fermer le cabinet Joanne. » Dis-je à la blondinette de l'accueil qui n'était pas prête de rentrer chez elle vu la montagne de paperasse qui traine devant elle. La demoiselle me fait un signe de tête puis je ne perds pas une seconde de plus pour quitter les lieux. Ma mère m'avait téléphoné dans la matinée afin que je passe la voir à son domicile. Ma génitrice n'avait pas été très claire concernant le sujet de cette « obligation de visite ». Non pas que de rendre visite à ma mère me gonflait, mais je dois reconnaître que j'avais tout de même d'autres chats à fouetter. A la limite j'aurai préféré l'écouter me raconter sa vie au téléphone, pendant que j'avais le cul bien calé dans mon grand canapé. Maintenant que je gagnais bien ma vie, j'avais aidé ma mère à s'acheter une nouvelle maison dans un quartier beaucoup moins craignos que celui dans lequel nous avions vécu durant des années. Certes, j'avais des relations plus ou moins tendues avec elle mais elle restait tout de même ma mère. Après quelques minutes de route, je garais ma voiture devant la maison. Une fois sorti, je m'allumais une cigarette et parcourais l'allée menant au perron. Tirant une nouvelle fois sur ma cigarette, je cognais deux coups contre le bois de la porte et attendait patiemment que l'on vienne m'ouvrir. Deux secondes plus tard, le visage de ma mère apparaissait dans l'embrasure de la porte, un sourire aux lèvres. Je lui adresse un bref sourire – les sourires forcés ne sont vraiment pas mon truc – et m'engouffre à l'intérieur de la demeure. Alors que j'arrive vers le salon, un homme est assis dans l'un des canapés. Je hausse un sourcil et me retourne vers ma mère. « C'est qui lui ? » Dis-je sur un ton relativement sec. Ma mère affiche un air quelque peu embarrassé et me saisi par le bras, m'entrainant avec elle vers un canapé. « C'est ce dont je voulais te parler. » Tous ces mystères commencent très sérieusement à me courir sur le haricot. « Bon tu vas me dire ce qu'il y a bordel ?! » M'énervais-je. « Je vais me marier. » Mon coeur loupe un battement face à cette nouvelle. Je la fixe avec de grands yeux puis porte mon attention vers cet individu qui m'est complètement inconnu. « Tu vas te marier ?! Avec lui ?! Mais tu le connais depuis quand ?! Tu ne m'en as jamais parlé ! » J'enchainais les mots à toute vitesse, l'agacement faisant à présent place à une sorte d'angoisse. Ma mère m'expliqua brièvement que Tony était garagiste et qu'il s'était rencontré par hasard. Super génial. « Rhett je... Je voulais t'en parler mais j'avais peur que tu le prennes mal alors... » Je ne la laissais pas terminer sa phrase. «  Que je le prenne mal ?! Et tu voulais que je le prenne comment HEIN ??!! » Ma mère n'avait jamais vraiment été foutue de montrer une once d'amour envers moi, mais pour se maquer avec un mec sortit de je ne sais où, il n'y avait apparemment aucun problème. « Tu sais quoi ? Je préfère partir. » Dis-je en me levant d'un bond du canapé. Ma mère hurlait mon nom à travers le salon afin que je m'arrête. « Pas la peine de me compter dans les invités pour le mariage, je ne viendrai pas. Sur ce, bonne soirée. » Cinglais-je avant de claquer la porte. Se marier avec ce type non mais je REVE ! Telle une furie, je montais dans ma voiture et démarrais à toute vitesse. J'avais roulé pendant un long moment afin de me calmer les nerfs. Puis en passant dans le quartier dans lequel vivait Tatiana, je m'étais dit que je pourrai aller lui rendre une petite visite. Je n'avais pas vraiment l'envie d'aller faire la fête ou de m'amuser tout simplement. Quand j'allais mal j'avais juste envie de la voir, elle. Même si je ne lui expliquais jamais vraiment les raisons de mon mal-être. Une chose était certaine, être en sa compagnie me ferait du bien. Car même si notre relation était particulièrement étrange, j'avais ce besoin vital de la voir, même si nous n'échangions pas un seul mot. Une fois descendu de ma voiture je me dirigeais vers le portail protégeant la somptueuse villa et sonnait afin que l'on vienne m'ouvrir. Seulement personne ne répondit. Génial, j'ai vraiment la poisse jusqu'au bout. Bien décidé à attendre que ma jolie blondinette pointe le bout de son nez, je sortais une cigarette et me l'allumais avant de m'adosser contre le mur.


Dernière édition par Rhett D. Haesting-Scott le Sam 11 Aoû - 9:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I need you tonight [ Tatiana ]   Ven 10 Aoû - 21:30


rhett&tatiana « Il sentait la cigarette grossir, lourde et compacte, insistante et dure, et que toute sa vie se concentrait dans cet unique désir - fumer ! Et Dieu sait pourtant combien de cigarettes il avait déjà grillées sans s’en rendre compte. - RAIN BIRD »



« Mais c’est injuste, c’est MON travail. » Dégoûtée, horripilée, agacée, irritée ; je criais de toutes mes forces. La foule se rassemblait à fur et à mesure que mes cris s’élevaient. Ils étaient choqués face à ce spectacle ; surpris que la douce petite Tatiana se mette en colère et ose tenir tête au boss de la sorte. Oui, pauvre petite Tatiana que je suis, s’est faite voler son travail. Monde cruel et injuste, l’on ne peut pas être gentil et doux quand on est un journaliste politique. On doit suivre le troupeau ; on ne doit en aucun cas travailler avec principe et oser défier la société du capital. On ne doit pas se différencier, nager contre le courant sinon on se fait écraser rapidement. Et c’est mon cas. Remarquant que mes articles attirent un peu trop le public pour une nouvelle journaliste ; ils eurent l’idée de me voler mon travail et de l’associer à quelqu’un d’autre. Ils avaient abusé de ma gentillesse et c’est avec grand dégoût que je me rendis compte à quel point j’étais naïve. Ils allaient le payer. Hargneuse, je quittai le bureau rapidement. Ma tête allait bientôt exploser tellement je réfléchissais à grande vitesse. J’avais énormément de problèmes et cet incident était tout simplement la goûte d’eau qui avait fait déborder le vase. La nuit venait de tomber et j’abandonnais ma voiture préférant marcher à pieds. J’avais besoin de réfléchir calmement. La sonnerie de mon téléphone me sortit violemment de mes pensées et je grimaçai en me rendant compte qu’il s’agissait de mon père. Ce dernier était rentré de son voyage d’affaire et voulait à tout prix que l’on termine la discussion de la veille. Malheur. Il allait me coincer à nouveau, m’étouffer avec ses questions sur ma vie professionnelle. Oui, il avait toujours désapprouvé mon choix pour le journalisme et la politique trouvant que c’était plutôt un domaine masculin. Pathétique. Il voulait à tout prix que je tienne l’entreprise familiale vu que je suis la seule héritière des Anderson. La situation dans laquelle je me trouvai aujourd’hui allait prouver sa théorie. Il était hors de question que je lui donne cette satisfaction. Je fourrai donc mon portable donc mon sac et me dirigeai vers ma maison. Ce soir là, mes deux colocataires n’allaient pas rentrer et j’allais donc avoir la maison rien que pour moi. Heureusement. Dire que tôt le matin, la simple idée de me retrouver toute seule m’angoissait. Enfin bref, la maison se trouvait à quelques mètres de mon bureau et cela ne me prit donc que quelques minutes pour m’y rendre. Tu te tenais devant ma porte. Ta cigarette emprisonnée entre tes lèvres, comme toujours, tu t’adossais contre le mur. Je suis capable de te reconnaître parmi des milliers d’autres personnes. Je connais tes traits par cœur. J’affiche un sourire en continuant d’avancer en ta direction. Toujours aussi beau, MON Rhett même si tu n’affiches la moindre émotion. Froid, distant ; tu l’as toujours été. Je m’y suis habituée. « Rhett.» Je prends toujours un plaisir à prononcer ton prénom. Je frissonne en entendant ma voix raisonner dans la pénombre. J’oublie rapidement tous mes tourments rien qu’à ta vue. La distance séparant nos deux corps m’agace, me perturbe. Rapidement, je m’avance vers toi et colle mes lèvres sur les tiennes. Un long baiser amoureux. Oui. Je découvre tes lèvres - à nouveau - à chaque contact, chaque baiser. Je m’en sépare douloureusement. « Tu m’as manquée. » Heureuse, je le suis. Fière, encore plus. ta présence surprise me procura un sentiment bizarre. La plus part du temps, c’est moi qui fais tout pour être à tes côtés. Je dépends de toi et je peux clairement voir que ce n’est pas pareil de ton côté. Mais qui sait ? Peut être que tu as changé. Peut être que tu t’es enfin rendu compte que je suis quelqu’un d’important pour toi, mon bien-aimé.

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MessageSujet: Re: I need you tonight [ Tatiana ]   Sam 11 Aoû - 10:29

Ce soir je me sentais particulièrement dérouté. Dérouté par le fait que ma mère puisse aimer un parfait inconnu. Oui à mes yeux ce Tony n'était qu'une vulgaire rencontre parmi tant d'autres. D'ailleurs je ne comprenais même pas que ma mère se lance une nouvelle fois dans une sois disant « relation durable » vu ce que mon géniteur lui avait fait. Personnellement ce genre de truc m'aurai complètement immunisé contre cette connerie que l'on appelle « amour ». Ma mère n'a jamais été foutue de m'aimer comme une mère doit aimer son enfant et la voilà prête à aimer un mec sorti de nul part. Mais où va le monde franchement ? Oui, je suis jaloux de ce type qui aura tout ce dont je n'ai jamais eu. Même si je m'engueulais souvent avec elle, elle restait ma mère et il était parfaitement hors de question que ce garagiste à deux balles me la vole. A ce rythme là elle allait m'annoncer qu'elle partait vivre à l'autre bout du pays aussi. Certes je n'étais pas flic, mais j'étais à présent avocat. Et si je le voulais, je pouvais mener une petite enquête sur la vie passée de ce cher Tony. M'assurer que ce gars n'était pas une putain d'ordure que ferait souffrir ma mère était primordial. Le petit bonus serait de trouver des trucs sur lui pour foutre le mariage de ma mère en l'air. Une fois de plus elle se rendrait compte que l'amour n'est que foutaises. Les nerfs à vif, j'avais envoyé valser une poubelle qui avait eu le malheur de se trouver sur mon chemin. Quand quelque chose n'allait pas dans le sens que je voulais, j'étais capable de m'emporter très rapidement. Bien qu'en général j'avais pour habitude de me montrer de glace en apparence, il m'en fallait vraiment très peu pour devenir bouillant de rage et de colère. Avec moi il n'y avait pas de juste milieu, j'étais tout l'un ou tout l'autre. Ce qui m'avait porté préjudice plus d'une fois d'ailleurs. Ma journée ayant été particulièrement longue et fatigante, ma patience qui n'était habituellement pas très élevée, était à cet instant précis proche du seuil zéro. C'est pourquoi j'avais roulé pendant un long moment afin de faire baisser la pression. Et puis j'avais atterri – par le plus grand des hasard bien entendu - près de chez Tatiana alors pourquoi ne pas aller lui rendre visite ? A vrai dire je ne savais jamais vraiment à quoi m'attendre en passant du temps avec elle. Il se pouvait que tout se passe parfaitement bien ou bien qu'au contraire, tout dégénère pour X ou Y raison. Entre nous c'était un peu le feu et la glace. Cependant, cela ne m'avait pas empêché de l'attendre patiemment, adossé contre le portail, cigarette coincée entre les lèvres. J'avais toujours cette manie de me pointer chez les gens sans les prévenir. Peut-être qu'un jour l'idée de téléphoner avant de passer à l'improviste me viendrait à l'esprit. Car je dois reconnaître que l'idée de passer la nuit à poireauter devant la demeure de ma belle, ne me branchais pas des masses. Heureusement, j'avais un minimum de chance. Voilà que la silhouette de la demoiselle se faisait voir à quelques mètres de moi. Alors que Tatiana avançait, je ne bougeais pas d'un cil. Gardant ce même air nonchalant, les bras croisés et ma clope pendue au bout des lèvres. La jeune femme affiche un sourire en arrivant à ma hauteur, et moi je me contente de tirer une dernière latte et de jeter mon mégot un peu plus loin. Aucune émotion venant de ma part, même pas un petit rictus, seulement cette mine toujours aussi fermée. « Rhett. » Bordel, j'adore entendre le son de sa voix. Je ne saurai expliquer l'effet que ca me fait de l'entendre prononcer mon nom de cette manière. Je ne prononce rien en retour, me contentant de la fixer de mes prunelles marron avec un regard intense. Rapidement la demoiselle réduit la distance qui nous sépare et dépose sa bouche contre la mienne. Bien qu'en apparence j'ai l'air parfaitement indifférent à tout ce qui m'entoure, je suis loin d'être insensible à ce baiser. Fermant les paupières, je pose mes mains sur ses hanches afin de la rapprocher un peu plus de moi. Il n'y a vraiment que cette fille pour me foutre dans cet état là. Bien que je ne l'explique pas vraiment. Puis notre baiser passionné prend fin. Dommage. « Tu m’as manquée. » Cette fois ci une sorte de rictus ravie se dessine timidement au coin de ma bouche. Lui dire en retour qu'elle m'a manqué ? C'est parfaitement inconcevable dans ma tête même si c'est le cas. « Je sais. » Lui dis-je sur un ton calme, avant de passer une mèche rebelle de sa chevelure blonde derrière son oreille et passer un bras autour de ses épaules. Il fallait vraiment que j'arrive à lui dire quelque chose cette fois. Car je savais pertinemment que la laisser dans le doute de cette façon là était une véritable torture mentale pour elle. Seulement j'ai toujours eu énormément de mal à exprimer mes sentiments. « Tu es vraiment très belle. » Lui dis-je sur ce même ton calme. Plutot simple, mais vraiment sincère.
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MessageSujet: Re: I need you tonight [ Tatiana ]   Sam 11 Aoû - 15:25

« Je sais. » Froid, distant. Non tu n’as pas changé. Tu es toujours la même personne et je continue tout de même à croire naïvement que tu m’aimes. Je continue d’espérer que tu me le montres, tu me le prouves. Dans tes gestes, tes paroles, tes expressions ; je me perds. Je ne peux les déchiffrer, les analyser. Parfois, je ne te reconnais plus. Je me sens comme une inconnue et ça me frustre. Je croyais pourtant m’y être habituée, Rhett. Tu sais ? A ton indifférence en ma présence ; ta nonchalance suite à mes gestes et ta froideur à mon contact. Mais apparemment, non. C’est plus fort que moi. Je me retrouve toujours à attendre quelque chose en retour, à en demander d’avantage tout simplement parce que tu m’en donnes pas assez. Parfois, je sens que tu es ailleurs ; je peux le deviner dans ton regard lointain et vide d’émotions. C’est justement ce regard là qui m’a piégée la première fois que je t’ai vu. C’est ta froideur, ton air mystérieux et désirable qui m’a emprisonnée. Faible créature, je ne peux me forcer à t’engueuler, à te contrarier. Bombe à retardement que tu es, je crains toujours de te perdre suite à une dispute. La crainte de l’abandon me hante nuit et jour. Pathétique. Je ne me reconnais plus. En ta présence, je suis quelqu’un de différent mon Rhett. Tu me changes. En bien ? Je l’ignore. Je me sens faible et à la fois forte. Tellement d’opposition… tout comme notre relation, n’est-ce pas ? Hein, mon Rhett ? Cela fait notre charme. Toi, l’être froid et distant et moi la petite naïve chaleureuse et émotionnelle. Je me sépare de tes lèvres ; séparation douloureuse, comme toujours. Toi en contre partie, tu ne bouges pas. Tu passes ton bras autour de mon épaule et je te laisse faire. Je me laisse abandonner dans tes bras. Je suis fatiguée, épuisée. La dispute de toute à l’heure m’a complètement achevée. Rien qu’en y pensant je m’énerve. Je déteste l’injustice, je ne la supporte pas. J’ai toujours été quelqu’un de très correct. Tromper, mentir, voler… tout ce genre d’actes dont plusieurs journalistes sont capables me dégoûtent. Je me suis faite un nom dans le monde de la politique toute seule, grâce à mon talent mais surtout ma passion pour l’écriture, la politique. Mon père ne cesse de me répéter qu’il se demande parfois d’où j’ai hérité cela. Les Anderson est l’une des familles les plus riches de San Diego. On n’a guère besoin de bons diplômes pour vivre heureux etc… Il suffit de travailler dans l’entreprise familiale ; c’est ce que mon père voulait que je fasse, d’ailleurs. Il était prêt à tout pour me convaincre de laisser tomber mon travail qu’il qualifie d’inutile et macho et opter pour le commerce. Grand Dieu, non. Je lui tiens tête et je continuerai à le faire pour toujours. J’aime énormément mon travail ; c’est ma bouteille d’Oxygène. Je suis une intellectuelle. Oh oui. J’ai un quotient intellectuel plus élevé que la moyenne. Cependant, je ne suis pas le stéréotype de l’intellectuelle Geek. Du tout. Navrée de briser cette idée préconçue par les américains. Révélation ! On peut être intelligente, belle et fêtarde à la fois. Eh oui. « Tu es vraiment très belle. » Ta phrase me sortit avec douceur de ma rêverie. Simple, sincère mais efficace ; c’est tout simplement toi. Je fus submergée par un afflux de chaleur. Je souris et te vole un autre baiser. « Allez entre. » Je me relevai et poussai la porte. Heureusement la villa était très bien ordonnée. Que Dieu bénisse notre chère femme de ménage Juanita. Tout le monde sait que je ne sais pas du tout faire le ménage et avec mon rythme de vie très accéléré c’était tout simplement impossible. Bref, je me laissai tomber sur le canapé et te regardai. J’étais capable de t’observer, t’admirer pendant des heures non des journées sans m’en lasser. Tu tellement beau. Je continue de mémoriser tes traits dessinés à la perfection même si je les connais par cœur. « Tu vas bien ? » Tu es différent ce soir. Je peux le sentir. Tu es beaucoup plus distant que d’habitude et je peux deviner qu’il se passe quelque chose. Oui, je te connais mon Rhett. Cependant, je n’insiste pas. T’aime pas qu’on te force à parler. Tu n’es pas très bavard comme personne et je sais que tu te confieras à moi quand l’envie te prendra. Je me contente donc de te supporter ; de te montrer que je suis là, je l’ai toujours et je le serai pour toujours mon amour.
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MessageSujet: Re: I need you tonight [ Tatiana ]   Dim 12 Aoû - 13:48

Cette froideur que je dégage continuellement je me la suis construite de jour en jour et ce, depuis que je suis gamin. J'étais le genre de gosse à couper volontairement la longue tignasse d'une de mes camarades qui m'emmerdait un peu trop, ou bien à faire des coups bats pour que ce soit les autres qui prennent à ma place. Vicieux, mais très intelligent. Ceci dit, je vis très bien le fait d'être capable du pire comme du meilleur. Car pour les personnes que j'apprécie – si si c'est possible je vous assure – je suis en mesure de faire beaucoup de choses. Peut-être que je ne suis pas aussi mauvais que je le laisse paraître. Hum. Il faudrait vraiment que j'étudie le problème dans tous les sens. Bref, à l'heure actuelle mon gros problème est de savoir quoi dire à la jolie blondinette qui se trouve sous mes yeux. Cette fille m'aime, je le sais parfaitement bien. En règle général si une nana m'avait dit qu'elle m'aimait j'aurai pris mes jambes à mon cou et me serait tiré sans lui laissé d'adresse. Cependant, avec Tatiana il y avait quelque chose de totalement différent. Je ne sais pas encore quoi, mais cette fille dégage quelque chose qui me pousse à rester toujours plus avec elle. J'ai encore beaucoup de mal à mettre une étiquette, un mot qui qualifierait clairement ce que je peux ressentir pour ce bout de femme, qui occupe mon esprit depuis un bon moment déjà. Tout ca c'est nouveau pour moi. Avec Tatiana j'apprends petit à petit des choses sur moi. Comme le fait de me rendre compte que quelque chose de beaucoup plus physique m'attire chez elle. Un truc intense que je n'ai encore jamais ressenti de toute ma vie. J'aimerai vraiment lui parler de tout ca, de toutes ces choses qui me tournent dans le crâne, mais je suis complètement incapable d'exprimer ce que je ressens. Et ca me tue. Je me demande bien comme les gens font pour arriver à se livrer sans complexe aux autres. Personnellement raconter ma vie aux gens, leur parler de mes états d'âme me mettrai mal à l'aise. Bon et puis il faut dire que je suis d'un naturel vraiment très réservé, ce qui n'arrange strictement rien à mon problème. Parfois je me demande vraiment comment fait Tatiana pour me supporter. Pour arriver à rester à mes cotés alors que je suis un iceberg ambulant. D'un coté, je ne cache pas prendre un malin plaisir à rester très mystérieux. C'en est limite malsain en fait. Tatiana méritait tellement mieux que ma triste personne. J'en étais parfaitement conscient. Cette fille méritait de connaître un type comme elle, qui ne la ferait pas souffrir comme je peux le faire. Et pourtant rien que l'idée qu'elle puisse un jour être dans les bras d'un autre me rend complètement fou. Cette nana va me rendre encore plus dingue que je ne le suis déjà c'est clair. C'est pourquoi je passe machinalement un bras autour de ses épaules. Un peu comme si je marquais mon territoire. Comme si il y avait une pancarte disant « Pas touche, elle est à moi. » vous voyez ? S'en suit alors un compliment de ma bouche, histoire de lui montrer que je n'étais pas complètement indifférent. Comme quoi, il lui en fallait très peu pour la ravir. Voilà qu'elle se jète de nouveau sur mes lèvres. Ce qui est loin de me déplaire d'ailleurs. « Allez entre. » Sans perdre une seule seconde, je la suivais jusqu'à l'intérieur de la villa qui, soit dit en passant, était vraiment très jolie. Moi qui aimait le rangement, je dois reconnaître que cette demeure était très à mon goût. Alors que je restais planté en plein milieu du salon à examiner la pièce dans les moindres détails, Tatiana s'affalait dans le canapé, comme si elle était littéralement exténuée. « Tu vas bien ? » Face à cette question, je reporte mon attention sur elle, la mâchoire crispée. Mine fermée, je pousse un soupire tout en haussant les épaules. A vrai dire je ne sais plus très bien comment je vais. Dans un sens le mariage de ma mère me fait chier et d'un autre coté le fait d'être avec Tatiana me fait du bien. Plutot mitigé tout ca. « Parfaitement bien. » Lui dis-je avec un sourire en me dirigeant vers le canapé afin de prendre place à ses côtés. « Tu as l'air fatiguée. » Lui dis-je en la contemplant. Apparemment aussi bien elle que moi, n'avions pas l'air dans notre assiette ce soir. Mon bras sur l'accoudoir, je me servais de ma main comme appui-tête. Un silence régna dans la pièce pendant un instant avant que je ne le brise. « En fait non, ca ne va pas. » Avouais-je. « Ma mère a décidé de se marier. » Continuais-je d'un air blasé. C'était bien la première fois que je faisais ce genre de confidence à Tatiana.
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MessageSujet: Re: I need you tonight [ Tatiana ]   Dim 12 Aoû - 21:58

Parfaitement bien. Je te connais par coeur mon Rhett. Je peux deviner en ton regard; à partir du timbre de ta voix que tu me caches quelque chose. Toi et moi on se connait depuis toujours, l'aurais-tu oublié mon Rhett ? Je me souviens encore de notre rencontre. Froid, macho, bien trop orgueilleux; tout simplement le genre de garçons que je déteste. T'étais tout le contraire de moi et pourtant quelque chose en toi m'attira tout de suite. Je fus rapidement emprisonnée dans la ruelle de l'amour. Je ne m'y étais pas préparée. Mes mains s'étaient retrouvées ligotées. Tu avais d'un coup transformé mon univers, mon monde. Tu te nourrissais pourtant de ma gentillesse, de ma naïveté. On ne cessait de se disputer, de se quereller pour des choses inutiles et pourtant on ne pouvait se séparer. Je m'y étais habituée. Je m'étais habituée à tes manières, à ta froideur. Trop optimiste, je continuais de croire qu'au fond t'étais quelque de bien. Oui, je le crois toujours mon Rhett. Aigri par tes tourments par toute cette injustice tu éjectes tout cela sur les gens, sur moi. Mon pauvre mal-aimé. Tu refuses de t'attacher à quelqu'un ; tu refuses qu'on t'aime. Tu préfères qu'on te craint, qu'on te respecte plutôt qu'on veille sur toi. Ton amour me détruit. Notre amour mon Rhett est destructeur. Il me change, il me fatigue, il m'achève. Et comme une imbécile, comme une bête prise au piège je continue de m'y attacher, de m'y agripper de toutes mes forces. Tu as l'air fatiguée. Je te regarde t'asseoir à mes côtés et grimace suite à ta remarque. Je n'avais guère envie de discuter de mon problème au travail. Ma tête allait bientôt exploser. Et j'esquivais de te parler de la discussion que j'avais eu la veille avec mon père. En plus de me bombarder de questions sur ma vie professionnelle, il voulait aussi te rencontrer. J'avais refusé. J'avais nié être en relation avec quelqu'un. Je l'avais fait pour te protéger mon Rhett. Je connais mon père. je sais qu'il ne se privera pas de foutre le bordel dans notre vie, notre relation. Je sais qu'il fera pression sur toi pour officialiser ce qui nous lie. Or même moi je ne sais pas ce qu'on est Rhett. Oui. Je travaille énormément ces derniers jours. Et... voila, le travail. Je détourne rapidement la tête fuyant ton regard. Je ne sais pas mentir et je suis sûre que tu me démasqueras rapidement. Toi aussi, tu me caches quelque chose, je le sens. Tu te confies rapidement à moi et j'en fus ravie. Je fus fière, heureuse que tu partages quelque chose d'aussi important avec moi. Le fait que tu me fasses autant confiance m'enchanta et je me blottis contre toi. Et ça te déplaît parce que... ? Demandai-je maladroitement. Je n'ai jamais été douée pour réconforter les gens. Je me contentai donc d'agir naturellement. Je sais à quel point Rhett est possessif avec les gens qu'il aime; surtout sa mère. Je peux donc imaginer à quel point cela lui fait mal.
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MessageSujet: Re: I need you tonight [ Tatiana ]   Jeu 16 Aoû - 9:21

Au collège il y avait une fille qui se plaignait tout le temps sur tout et n'importe quoi. Ses soit disant malheurs étaient tellement gros que personne n'y croyait. Se plaindre pour se faire plaindre ? Non mais la bonne blague. Moi j'avais réellement une vie de merde à cette époque et est-ce que je m'en plaignais ? Absolument pas. Même à l'heure actuelle je ne me plains de rien. De toute façon ca n'a jamais été mon genre que d'exprimer ce qui me passe par la tête, ce que je peux bien ressentir ou bien tout simplement raconter ma journée de boulot. Ma mère s'intéressant tellement peu à ma personne, très jeune j'ai pensé que c'était normal de garder tout pour soit vu que l'on ne me parlait jamais. En fait c'est une habitude que l'on prend au fil du temps de tout garder pour soi. Que ce soit bon ou mauvais bien entendu. Alors forcément le jour où ca explose, c'est plutot violent. Surtout avec moi. Plus je passe de temps avec Tatiana et plus je me rends compte qu'un putain de mal être m'habite. Une saloperie qui m'empêche de vivre. Une enfance à la con qui m'a fait devenir le type que je suis maintenant. Seulement je ne peux pas effacer des années de replie sur soi, de méchanceté gratuite et tout ce qui s'en suit, uniquement parce que je me croyais détesté de tous et incapable de me faire aimer par qui que ce soi. La faute de qui ? De ma mère tout simplement. C'était ELLE la responsable de mon mal être. Tout s'éclaircissait de jour en jour. Je ne pourrai jamais changer ce que je suis c'est un fait. Cependant je peux peut-être essayer de m'améliorer. Mais pour cela, il va falloir que l'on m'aide. Que Tatiana m'aide à devenir meilleur. Si je voulais rester avec elle, et ne pas la faire souffrir comme je pouvais le faire en ce moment meme, il fallait du changement. Radical. C'est pourquoi je me décidais à m'intéresser un temps soi peu à elle. En lui disant qu'elle avait l'air fatigué, je l'invitais à m'en dire d'avantage sur sa journée. Ce qui est déjà un gros progrès puisqu'en général je ne m'intéresse à personne. Mais c'est là où est toute la différence avec Tatiana. Car bien que je sois complètement froid en sa présence, cette fille est mon oxygène. Si un jour Tatiana devait me quitter je crois bien que j'en crèverai. Dans ma tête ce genre de truc était complètement inconcevable. Et ca me rends complètement dingue. Jamais je ne me suis mis dans un état pareil pour une fille. Dans mon entourage personne n'était vraiment au courant de la relation que j'entretenais avec elle. Tant que je ne savais pas clairement ce que je ressentais pour elle et si entre nous ca allait durer vu nos régulières disputes – souvent pour des conneries - je préférai rester muet à ce sujet. En plus ma mère me mettait la pression pour que je lui ramène enfin LA fille à la maison et qu'elle ait enfin des petits enfants. J'avais déjà beaucoup de mal à m'imaginer en couple, alors moi père...Hum. Je déteste les gosses autant que je déteste le goût des fraises. Mais peu importe, là n'était pas le problème. « Oui. Je travaille énormément ces derniers jours. Et... voila, le travail.  » Le ton de sa voix, la façon dont elle me regarde avant de détourner les yeux... Tatiana ne me dit pas tout c'est clair. Et puis je suis avocat, donc je vois très bien lorsque l'on me cache quelque chose. « Tu es sûre qu'il n'y a que ca...? » Lui demandais-je moyennement convaincu par ce qu'elle venait de me dire. Cependant je ne préférai pas la forcer au risque de déclencher une énième engueulade, et vu la journée que j'avais eu, je n'avais pas du tout envie de ca. A mon tour, je lui avouais ce qui m'avais contrarié. « Et ça te déplaît parce que... ?  » Je me cale dans le fond du canapé, bras croisés et mine crispée. « Elle a jamais été capable d'aimer son propre fils, mais pour aller se marier avec le premier type qui passe, il n'y a visiblement aucun problème. » Cinglais-je d'un coup. Aussitôt je regrettais mes paroles. J'en avais beaucoup trop dit sur moi-même. « Oublie ca tu veux ?» Dis-je en me levant du canapé afin d'aller vers le bar pour me cherche un truc à boire. « De toute façon je ne vois même pas pourquoi je m'énerve puisque je n'irai même pas à leur mariage à la con. » M'exclamais-je avant de boire mon verre d'une traite.
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MessageSujet: Re: I need you tonight [ Tatiana ]   Mar 21 Aoû - 10:08

Je suis fatiguée. Oui je le suis et cela depuis plusieurs mois. Je ne sais plus sur quel pied danser. Je n'en peux plus de courir dans tous les sens comme une folle furieuse. L'on ne cesse de me pousser à bout; de me demander encore des choses d'avantage. Je suis épuisée et aujourd'hui j'ai craqué. Pourtant la pression ça je connais. Faisant partie de l'une des familles les plus riches du pays, j'ai été élevée pour être parfaite. Je n'avais guère le choix. Je devais être la plus belle; la plus intelligente et la plus gentille. Qu'on me foute la paix. Mon avenir a été tracé et on continue de me contrôler telle une poupée. Tout ceci ne se serait pas passé si ma mère avait été encore là. Elle n'aurait jamais du partir et me laisser toute seule. Elle m'avait abandonnée un peu trop tôt. Son départ avait affecté toute la famille. Mon père avait changé d'un coup. Il s'était transformé en cet homme froid, déprimé, solitaire. Il a évacué toute sa tristesse dans son travail pour s'emprisonner dans cette bulle et se protéger. Il a déserté sa vie sentimentale et s'est donc retrouvé obligé à m'empoisonner la mienne. De retour à San Diego, il a demandé à me voir. J'étais heureuse, bien évidemment. Mon père est toujours en voyage d'affaire et ces derniers temps je n'arrivais plus vraiment à le voir. Pourtant, je regrettai tout de suite. A son regard, je compris le sujet qu'il allait aborder. Mon travail. Mon travail qui ne cesse de lui taper sur les nerfs. Il le trouve un peu trop banal pour une fille comme moi. Ou plutôt devrai-je dire un peu trop banal pour lui ? Pour les Anderson ? Pour la société cruelle du capital ? Remarquant que ce sujet me déplaisait énormément, il crut que ce serait bien de virer de bord et de parler de ma vie sentimentale. Je n'ai plus trois ans, bon sang. J'ai tout de même le droit de garder cela secret, rien que pour moi ?! Pourtant, j'aurais voulu le présenter à mon père. J'aurais tellement aimer qu'il fasse ta connaissance, mon Rhett. Mais je te protège. Oui. Je connais mon père; il ne se privera pas de se mêler de notre vie; de foutre le bordel. Et Dieu seul sait que c'est déjà assez bordélique comme ça comme relation sans que mon père intervienne. Tu es sûre qu'il n'y a que ca...? Ta question me sort de mes pensées. Je fronce les sourcils agacée que t'ais découvert mon mensonge. Je me tais essayant de réfléchir à toute vitesse. Devrai-je tout te raconter comme toujours ou bien seulement me concentrer sur ton problème présent ? J'hésite. Je ne veux te contrarier d'avantage en te parlant de mon père. Je choisis donc de dire la vérité, mais à moitié. J'ai été virée. Enfin, je crois vu mon extrême vulgarité avec le directeur. Et puis de toute façon je vais démissionner. J'en ai marre qu'on me traite de la sorte. Oui, j'en ai marre. J'en ai marre que tout le monde ose tout se permettre avec moi juste parce que je suis un peu trop gentille ou serviable. Je peux être garce aussi, quand je le veux. Je soupire et te regarde te lever pour te servir au bar. Ce fut mon tour de poser les questions. Je m'intéressai donc au sujet de ta maman. Te connaissant, je savais que t'étais fou de rage. Un enfant de trois ans, tu l'es mon Rhett. Jaloux, possessif; encore plus. Surtout avec ta maman. Je pouvais voir à quel point cela te déplaisait, pire encore que de savoir qu'elle était amoureuse d'un autre homme que toi. Qu'elle pouvait aimer quelqu'un d'autre que toi. Elle a jamais été capable d'aimer son propre fils, mais pour aller se marier avec le premier type qui passe, il n'y a visiblement aucun problème. Oublie ca tu veux ? Est-ce un peu trop pour une journée ? Tu t'es laissé emporter et tu m'as confié quelque chose d'important. Tu le regrettes tout de suite après et préfères mettre un terme à cela. Un sourire douloureux sur les lèvres, je te regarde boire ton verre amèrement. Je me lève - lentement pour te rejoindre au bar avant de te prendre dans mes bras. Un câlin, une bonne étreinte te fera sûrement du bien. De toute façon, c'est ma seule arme. Je n'ai jamais été douée pour dire les bonnes paroles dans ce genre de situation. Je préfère donc te le montrer. Te dire que je suis là pour toi mon Rhett et que je le serai toujours quoi qu'il arrive. Tu as parfaitement le droit de t'énerver. Ce n'est guère inhumain de tenir à sa mère. C'est parfaitement normal. Je te vole rapidement deux trois baisers avant de me servir un verre à mon tour.
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MessageSujet: Re: I need you tonight [ Tatiana ]   Jeu 23 Aoû - 9:57

Etant donné que je venais d'une famille plutot modeste, ma mère aurait été fière que je me trouve un travail dans tous les cas. Mais mon ambition était tellement grande que je voulais connaître ce que bon nombre de personnes comme moi ne connaitraient jamais. C'est à dire un excellent travail et des revenus conséquents. Il devait y avoir une personne sur dix venant de mon milieux, capable de faire ca. Eh bien entendu j'étais ce pourcentage là. Ma mère en était d'autant plus fière que son fils soit devenu avocat. Ma mère m'avait toujours dit qu'il n'y avait pas de sous métier. Et puis de toute façon c'est ce qui nous permet de manger et de payer nos factures à la fin du mois. Le travail était le seul domaine dont j'acceptais de parler avec ma mère ou bien mes amis. Ma vie amoureuse c'était une toute autre histoire. D'ailleurs je ne pense pas que ma mère aurait supporté qu'il y ait un défilé de nanas chaque jour différentes dans la maison. Cependant, depuis que je fréquentais Tatiana, je m'étais pas mal calmé de ce coté là. Terminé les coups d'un soir, les filles dont j'oubliais le nom au petit matin. J'étais devenu bien plus sérieux dans ma vie amoureuse depuis que je l'avais rencontré. En revanche, je ne me sentais pas encore prêt à parler de ca à tout le monde. D'abord je devais être certain qu'entre nous, c'était une histoire qui allait marcher. Et pour que notre relation il fallait que j'y mette du mien. Vu la tête de Tatiana, je me doutais bien que quelque chose n'allait pas. Habituellement la jeune femme était très joyeuse, elle n'était pas du genre à s'affaler dans le canapé en faisant la gueule. Non, ca c'était ma spécialité. Bien entendu je lui demande ce qu'il ne va pas. « J'ai été virée. Enfin, je crois vu mon extrême vulgarité avec le directeur. Et puis de toute façon je vais démissionner. J'en ai marre qu'on me traite de la sorte.  » Je hausse un sourcil et la fixe sans dire le moindre mot. Tatiana virée après avoir eu des propos relativement déplacés. Hum. « Toi, Tatiana Anderson tu t'es – probablement – fait virer pour avoir été vulgaire envers ton directeur ? » Je laisse échapper un rire amusé. « Mais où est donc passé la gentille et douce Tatiana que je connais ? » M'exclamais-je. Ce n'était tellement pas dans ses habitudes de se comporter ainsi. « Tu comptes vraiment démissionner ? Réfléchis avant de faire ca. Tu dis ca parce que t'es blasée et en colère. » Lui dis-je suis un ton calme. Prendre des décisions à la va vite et foncer dans le tas était ma spécialité. Seulement parfois je m'en mordais les doigts. « Si tu veux on fou ton patron au tribunal, je serai ton avocat et on l'écrasera. » Dis-je tout en me dirigeant vers le bar. Bon à la base c'était une blague, mais ce n'est peut-être pas une mauvaise idée. En plus on pourrait se faire un max d'argent. Mais la conversation se reporte aussitôt sur moi et mes problèmes avec ma mère. Rah, ce que ca peut m'énerver cette histoire. Je lui en voulais terriblement d'agir aussi bêtement en décidant de se marier aussi rapidement avec ce type. Forcément je m'énerve et mes paroles dépassent ma pensée. Dans la seconde qui suit je demande à Tatiana d'oublier tout ce que je viens de lui dire. De toute façon elle a autre chose à penser que mes problèmes à la con. Alors que j'avale le contenu du verre d'une traite, la demoiselle se lève et me rejoint près du bar. Je repose le verre dans un claquement puis Tatiana me prend dans ses bras. Sur le coup je reste les bras ballants, plutot surpris d'un tel geste. Puis je replie mes bras autour d'elle avant de lui embrasser le haut du crane. En y réfléchissant bien, j'avais eu bien plus de gestes d'affection de la part de Tatiana que de ma mère depuis ces vingt-quatre dernières années. « Tu as parfaitement le droit de t'énerver. Ce n'est guère inhumain de tenir à sa mère. C'est parfaitement normal.  » Je me contente de pousser un soupire tout en haussant les épaules. « Et sinon, comment ca se fait que tu es toute seule ce soir ? Enfin...Que tes colocs ne sont pas là. » Demandais-je pour changer de sujet.



désolée c'est nul Arrow
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MessageSujet: Re: I need you tonight [ Tatiana ]   Sam 25 Aoû - 10:44

Mais où est donc passé la gentille et douce Tatiana que je connais ? Je laisse échapper un soupir suite à ta remarque. La gentille et douce Tatiana en a marre qu'on la prenne pour une idiote et qu'on ose dépasser les limites sous prétexte qu'elle est innocente. Je n'aurais jamais cru penser à démissionner un jour. J'aime beaucoup mon travail. C'est ma passion. Je peux passer des jours entiers dans mon bureau à rédiger des articles sans m'en lasser. J'ai toujours été excellente niveau rédaction, analyse etc... Je savais depuis le début que je serai journaliste. Je n'avais rêvé que de ça. Voir mon nom apparaître à la fin de chaque article apparu dans le journal me procure une satisfaction indescriptible. Recevoir des compliments de quelques personnes concernant ce que j'écris me rend fière et m'apaise. Je me dis alors que j'existe et que je fous quelque chose sans l'aide de mon père ou encore moins mon nom de famille. Il faut avouer que j'ai toujours eu ce complexe là. Depuis toute petite, l'on me traitait seulement comme l'héritière des Anderson. L'on me regardait pertinemment comme future source de richesse, de pouvoir. On me jugeait seulement à travers ma famille mais pas ma personne et Dieu seul sait à quel point cela m'agaçait. En étant journaliste, j'ai pu commencer ma carrière toute seule et c'est grâce à mes efforts que j'ai décroché ce post de rêve; ce post que je vais bientôt perdre, d'ailleurs. Tu prends la parole à nouveau me conseillant de me calmer et prendre mon temps avant de décider de quoi que ce soit. Douce ironie. Toi, Rhett l'impulsif me demandant de réfléchir avant de décider. Je ne m'attarde pas à cette pensée et laisse échapper un petit rire suite à ta suggestion. En y pensant, c'est une très bonne idée. Ce vieux porc se retrouvera sûrement en prison pour m'avoir volé mon travail. Je marque une pause et m'égare dans mes pensées à nouveau. On rendra un énorme service à la communauté, crois-moi. Son existence est tout simplement inutile. Non, grand Dieu, je n'ai pas du tout suggéré de le tuer - quoi que.. - c'est juste qu'il ne fout absolument rien. Enfin bref, ne nous attardons pas. Je change de sujet en ramenant l'histoire du mariage de ta mère. Tu restes impassible, vide d'émotions. Tu ne veux tout simplement plus en parler, je peux le sentir. Face à mon affection soudaine, tu te sens perdu avant de m'embrasser à ton tour. Et sinon, comment ca se fait que tu es toute seule ce soir ? Enfin...Que tes colocs ne sont pas là. Tu changes de sujet, encore une fois. Je n'insiste pas, te connaissant. Aucune idée. Marmonnai-je en me laissant tomber sur le canapé, lasse. On mène un rythme de vie vraiment accéléré toutes les trois. On ne se voit presque plus, c'est fou. Ce qui est vrai et bien dommage. Avant on avait le temps de tout bien savourer; de profiter de nos congés. Maintenant, c'est différent. J'ai un travail de fous; elles aussi. On n'a même pas discuté depuis un bon bout de temps ou encore moins dîné ensemble. Pathétique pour une bande de meilleures amies. Un sourire amusé se dessine sur mes lèvres en répliquant: Pourquoi ? Seriez-vous déçu que mes colocataires ne soient pas là, monsieur Scott ?

hj:Mais non voyons.
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MessageSujet: Re: I need you tonight [ Tatiana ]   Lun 27 Aoû - 10:12

C'est un fait, nous étions ce soir tout les deux à bout de nerfs. Pour des raisons totalement différentes certes. Cependant nous arrivions à nous comprendre mutuellement. Parfois nous n'avions même pas besoin de nous dire le moindre mot pour comprendre ce que l'autre ressentait. D'ailleurs je n'avais encore jamais vécu ca. Nous étions vraiment très fusionnels en réalité et c'est seulement maintenant que je le remarquais. Je plaisante alors face au soudain mauvais caractère de la demoiselle. La pauvre, elle a l'air complètement blasée. Je ne pense pas que de démissionner soit la meilleure des choses à faire. Je connais Tatiana un minimum et je pense qu'elle finirait par s'en mordre les doigts. Sous le coup de l'énervement on a tendance à dire des choses que l'on ne pense pas, à agir stupidement sous l'impulsion. La vengeance étant un domaine dans lequel je suis passé expert depuis bien longtemps, je propose alors avec le plus grand naturel, de foutre le patron de ma petite-amie au tribunal. Bon à la base c'était totalement ironique, mais la blondinette à l'air de trouver que mon idée n'est pas si mauvaise que ca. « En y pensant, c'est une très bonne idée. Ce vieux porc se retrouvera sûrement en prison pour m'avoir volé mon travail.  » A cet instant je bloque. Je reste à la fixer du coin de l'oeil pendant que Tatiana continue de parler. « On rendra un énorme service à la communauté, crois-moi. Son existence est tout simplement inutile.  » Je suis atterré pour le coup. Je cautionne pas mal de choses qui sont loin d'être honnêtes, mais voler le travail des gens – et surtout de ma petite-amie – est quelque chose qui m'insupporte royalement. Je sais très bien ce que c'est que de se décarcasser pour réussir, travailler très dur afin d'obtenir ce que l'on a tant désiré. Je crois que si j'avais eu ce connard en face de moi, je lui aurai mis mon poing en pleine gueule. Remarque, je pouvais toujours débouler au travail de Tatiana et aller lui régler son compte. « Il t'as volé ton travail ?! » M'exclamais-je avec des yeux ronds comme des soucoupes. Puis mes sourcils se froncèrent, agacé par ce que je venais d'entendre. « Mais quel abruti ! Je pense que j'irai lui rendre une petite visite dans la semaine. » Dis-je avec un sourire au coin des lèvres. Oh je n'allais pas lui casser les dents, j'allais juste trouver des informations compromettantes sur lui et lui faire du chantage pour qu'il rendre ce qui appartient à Tatiana. Oh, ce n'était pas la première fois que j'usais de ce genre de méthode peu catholique. Ceci dit, ma morale étant presque inexistante, je n'éprouvais aucun remord à agir de la sorte. Mon idée diabolique bien rangée dans un coin de ma tête, je change de sujet de conversation en lui demandant où sont passés ses colocataires. « On mène un rythme de vie vraiment accéléré toutes les trois. On ne se voit presque plus, c'est fou. Pourquoi ? Seriez-vous déçu que mes colocataires ne soient pas là, monsieur Scott ?  » Je laisse échapper un rire face à sa remarque. « Oh non, bien au contraire. Ca nous permet de faire des choses que l'on ne pourrait pas faire en présence d'autres personnes...Quoi que. » Dis-je un brin amusé avant de l'embrasser. Cependant notre baiser fut interrompu par le bruit de la sonnette. Je m'écartais légèrement de la demoiselle et la fixait d'un air perplexe. « T'étais censée avoir de la visite ? » Demandais-je. Qui osait se pointer à une heure pareille franchement. « C'est peut-être ton patron qui vient s'excuser de t'avoir piqué ton travail. » Dis-je d'un air amusé. Pendant que Tatiana allait ouvrir la porte, je me dirigeais dans la cuisine pour nous chercher un truc à manger.
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MessageSujet: Re: I need you tonight [ Tatiana ]   Mer 29 Aoû - 19:00

Mais quel abruti ! Je pense que j'irai lui rendre une petite visite dans la semaine. Je fronce les sourcils suite à cette remarque avant de m'affoler légèrement. La simple idée de t'imaginer te foutre dans le pétrin à cause de moi m'effraie. Je te connais assez mon Rhett pour savoir que tu t'énerveras rapidement. Je connais aussi les manières et propos de mon Boss et je ne doute pas une seule seconde que le bordel éclatera rapidement dans le bureau. Cependant, tu es un excellent avocat. Tout le monde le sait. Tu sais donc te contrôler, quand il le faut et agir en bon avocat. Même si cette situation est bien différente vu que tu es mon petit ami. Enfin bref. Je m'approche de toi à nouveau ne voulant pas du tout rester à l'écart. Chaque minute que je passe loin de toi me semble une éternité. Je suis devenue rapidement dépendante de toi, de ta présence et de la place que tu occupes dans ma vie. Je me rends compte de plus en plus à quel point c'est dangereux. A quel point je pourrai éclater en milles morceaux si jamais notre relation fonçait droit dans le mur. T'imaginer m'abandonner un jour m'angoissait de plus en plus. Oh non, bien au contraire. Ca nous permet de faire des choses que l'on ne pourrait pas faire en présence d'autres personnes...Quoi que. J'affiche un grand sourire et m'approche de toi pour t'embrasser à nouveau quand soudain la sonnerie retentit. Foutue sonnerie de merde. Pour l'amour du ciel qui est-ce qui a eu l'idée de se pointer à une heure aussi tardive ? Pourtant mes colocataires sont supposées être dehors à faire la fête. Agacée, je lâche un ricanement suite à ton sarcasme habituel tout en me dirigeant vers la porte d'entrée. Oh oui, j'étais furieuse et je m'apprêtais à foutre un bon poing dans la gueule de mes colocataires. Bordel de merde j'vais vous tuer grosses salopes de... Je m'arrête nette en voyant la personne qui était à présent en face de moi. Et merde. Mon père ne bougea pas. Impassible comme toujours il répliqua en articulant lentement: Grossièreté quand tu nous prends. Il me poussa presque ne voulant guère attendre. Une fois à l'intérieur, il balaya du regard la villa avant d'ajouter en voyant deux verres de scotch sur la table: Je vois que tu as de la compagnie, Esméralda. J'étais toujours le choc de voir mon père ici sachant qu'il m'avait justement rendue visite la veille. J'étais furieuse bien évidemment qu'il insiste à m'appeler par mon premier prénom. Mais j'étais bien trop perdue et effrayée qu'il se soit pointé à ce moment précis pour me soucier de ce problème secondaire. Tu étais toujours dans la cuisine entrain de faire Dieu seul sait quoi. J'étais paralysée et je ne savais guère comment me comporter face à une telle situation. Euh... Papa qu'est-ce que tu fais ici ? Il m'ignora, comme toujours. Il ne prit même pas la peine de me regarder ou de répliquer alors qu'il était dans ma propre demeure. Je commençais à m'énerver mais je n'osais guère le lui montrer. Oui, mon père me contrôlait. Je l'aimais bien trop pour pouvoir le contrarier ou lui tenir tête. Rhett ? Viens ici, s'il te plait. On a de la visite. Et pas n'importe laquelle. Mon père. Tu allais faire face à l'une des épreuves les plus dures. Je voulais te protéger mon bien-aimé mais apparemment je venais de foirer. Papa, telle une bête ayant aperçu sa proie se préparait à t'attaquer; te bombarder de questions. Qui est ce jeune homme ? Traduction: Qu'est-ce qu'il fout ici ? Son nom de famille ? Sa classe sociale et surtout la nature de votre relation. Perdue, affalée, ahurie. Je me noyais dans ma propre bulle. Je criais à l'aide. J'attendais que tu me sauves - mon Rhett de cette horrible situation.

hj: Désolée pour le retard et pour cette horreur, amour. :ROOHH: Promis, je me rattraperai. I love you
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I need you tonight [ Tatiana ]

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